XTRONX : PRÊT À HEADBANGER ?

C’est un immense honneur de recevoir XtronX aujourd’hui ! Talentueux, il enchaîne les dates et vient récemment de signer un tout nouvel EP comme un retour aux sources.


XtronX pour Rouge Vis
Photo par Aleph

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Supporté par de nombreux artistes et labels, XtronX évolue depuis déjà quelques années à travers le monde de la Drum & Bass ! Suivez-moi pour une interview riche en contenu ! Alors, prêt à head-banger ?

Photo par Aleph
  • Qui est Xtronx ?

C’est un mec absolument passionné de musique depuis sa tendre adolescence mais surtout depuis l’âge de 13 ans où il a découvert le Black Metal. Ça a changé une grande partie de sa vie parce qu’il a dévié dans les tréfonds les plus obscurs de la musique. Ça a vraiment été un tournant pour moi. Ma mère n’était pas toujours d’accord parce qu’à 13 ans quand tu écoutes du Black Metal il y a de quoi avoir peur surtout avec l’image que ça peut véhiculer parfois. Mais j’ai tenu le cap et le Black Metal m’a amené vers d’autres styles de musique, le death, l’indus etc… et à un moment j’ai découvert un peu plus tardivement que la plupart des gens la Drum & Bass. Xtronx maintenant se veut être un mélange de ce qui me fait le plus vibrer et ce qui a le plus marqué ma vie: le Métal et la Drum & Bass ainsi que la musique Orchestrale que j’aime beaucoup. J’essaye souvent d’ajouter des détails symphoniques dans ma musique. Xtronx est un mélange sans rentrer dans aucune case.

J’ai envie de voir le public head banger, je veux les voir pogoter, j’aime cette folie. Xtronx
  • Comment as-tu découvert la Drum & Bass ?

Je suis arrivé à la Drum & Bass grâce à des groupes/artistes comme Atari Teenage Riot, Alec Empire pour ne citer qu’eux qui ont amené le côté parfois breakbeat, hardcore, Drum & Bass sur de la musique Punk. Un beau bordel !Ensuite, c’est ce penchant Neurofunk de la Drum & Bass qui m’a énormément plu. Plus proche de l’efficacité que tu as dans le Métal, très rentre dedans et technique. Des artistes comme Zardonic qui font de très bons mélanges dans ce genre là, The Chemist également. J’ai toujours été attiré par le penchant très sombre de la Drum & Bass. C’est ce qui me fait le plus vibrer en tout cas.

  • Tu mentionnes le fait de composer des OST (Original SoundTrack). Raconte-nous un peu cette facette de ta vie !

En fait j’ai eu 3 magnifiques opportunités qui étaient de composer des BO pour 2 courts métrages dont un qui était très psychologique thriller et une pièce de Théâtre. Ce sont vraiment des exercices que j’ai vachement aimé ! Tout bêtement, ce sont des gens qui sont tombés sur mes musiques et qui ont entendu mes introductions auxquelles je fais particulièrement attention. Je trouve la nappe de synthé basique ou ce que l’on appelle le pad sur une note avec une montée moins intéressant que si tu commence à chercher à créer une atmosphère. Après c’est un parti pris et ça n’engage que moi. Ces personnes avaient du coup créer des courts métrages et étaient en cours de tournage mais n’avaient pas trouvé de compositeur. Ce qui m’a permis de pouvoir composer leur OST. C’était vraiment cette partie intro qui les a attiré. C’était incroyable de devoir composer une musique à partir d’un script sans avoir aucun plan du court-métrage ! Son titre (psychologique Thriller) est “Il faut savoir tourner la page”. Il est actuellement en présentation sur des concours, des festivals de courts-métrages. Pour l’instant , je sais uniquement qu’il a été très bien accueillis. J’en suis très content !

  • Comment as-tu composé le titre “Arachnoid Paranoïa” ? Le titre est très tourné Drum & Bass mais c’est aussi ton plus gros succès !

Souvent ce que je fais pour écrire une musique, j’imagine un thème précis et en fonction de ce thème j’essaye de créer une ambiance comme on peut le voir sur Arachnoid Paranoïa. J’ai essayé d’avoir des sons qui me fassent penser à ce côté insecte et c’est comme ça que j’ai commencé. Pour la partie drop, ça vient souvent assez naturellement au fil de l’écriture. Je commence 90% du temps par l’intro et après le reste suit. C’est vrai que ce titre est très Neurofunk. Pour moi c’est un des premiers que j’ai vraiment bien réussi. Je le joue toujours d’ailleurs ! Et il marche toujours aussi bien !

  • Est-ce que tu pourrais nous parler de ton avant dernier EP sortis sur True Bass Recording qui s’appelle “Something Weird” ? Quel était l’objectif ?

L’introduction de Something Weird inclus l’enregistrement d’un petit garçon qui parle. Tout bêtement, je suis tombé sur une vidéo YouTube après avoir regardé un film sur les Poltergeist étant grand fan du genre. Je cherchais un témoignage d’un cas justement de Poltergeist et je suis tombé par hasard sur une vidéo YouTube où un petit garçon parlait de son expérience qui venait de se passer il y a peut être 2/3h de temps. A chaque fois il répétait “Something Weird” et je trouvais ces deux mots intéressant. J’ai essayé du coup de créer une atmosphère étrange avec le carillon derrière pour avoir quelque chose qui soit un peu old school à la John Carpenter et ça fonctionnait bien ! Pour Bravery, la seconde musique de l’EP, j’ai voulu faire un contraste avec cette ambiance bizarre du début. C’est cette bravoure que j’ai besoin pour combattre ou supporter les choses bizarres qui peuvent m’arriver avec le côté paranormale.

  • Maintenant qu’on a parlé des tes précédent titres/EP, qu’en est-il de ton dernier EP appelé sobrement “Zéro” signé chez Château Bruyant ?

Je suis très content de ma collaboration avec Château Bruyant, c’est un peu ma deuxième famille en bass music. J’aurais toujours une sortie par an chez eux parce que ce sont des gens qui m’aident beaucoup et qui n’hésitent pas à me mettre en avant. Pour l’EP, le zéro est un retour aux sources. Sur les précédentes sorties, j’ai eu une impression de m’égarer dans les tréfonds hyper techniques de la Drum & Bass alors que j’aime parfois quand c’est plus simple. Je me suis dit que j’allais repartir sur ce qui me faisait le plus vibrer, la musique orchestrale, le Métal et la Drum & Bass. J’ai aussi remis à plat ma façon de travailler. C’est un retour à l’essentiel. J’ai donc travaillé la question du Zéro et je suis tombé sur le zéro absolu, l’absence d’élément, l’inexistant. C’est comme ça que j’ai trouvé les titres des morceaux. Back to Zero est le vrai retour aux sources. Absolute Pressure est la pression zéro. Enfin il y a The No Element qui est l’inexistant avec son côté très deep. Le dernier morceau est beaucoup plus épuré avec beaucoup moins de chose tout en ayant sa propre atmosphère. Dans tous mes EP je travaille avec un fil conducteur et ça me permet d’avoir des idées et d’écrire des choses qui ne sont pas dénuées de sens. Je n’ai pas envie que ce soit 4-5 morceaux qui s’enchaînent sans aucun lien.

  • Comment s’est passé ton passage chez Tessitures Records ?

Ça remonte à deux ans, trois ans. Je faisais aussi parti de Stan-X (trio) où je faisais aussi de la dubstep. Aujourd’hui Stan-X n’existe plus (C’était un projet parallèle à Xtronx). Du coup on a sorti un EP avec Tessitures suivis d’un EP de remix il y a deux ans. Ça a été une très bonne expérience ! Si il y avait à renouveler, je le referais !

  • Qu’en est-il de tes autres expériences avec d’autre label ? Notamment Château Bruyant ?

Effectivement, Château Bruyant a été une super rencontre parce que le feeling est très bien passé entre Fred aka Niveau Zéro et moi. On est tous les deux issus du métal, ce qui rapproche beaucoup ! Il m’a dit de proposer des morceaux ce que j’ai fait en terminant un titre très vite parce que musicien n’est pas mon métier à plein temps. Depuis j’ai sorti un EP en janvier 2018, suivi d’une collab avec Niveau Zéro qui est sorti sur le label Uplink Audio. C’était une super collaboration où on ne s’est absolument pas pris la tête. On savait où on allait sans se le dire. Maintenant Château Bruyant fait parti de ma famille Bass music. J’aime beaucoup leur esprit ouvert parce qu’il n’y a pas vraiment de ligne directrice avec des sortis aussi bien Drum & Bass que Dubstep ou autre ! Il y a vraiment une liberté de création ! C’est une belle rencontre !

Collaboration Niveau Zero & Xtronx
  • Enfin, as-tu fais beaucoup de lives jusqu’à présent ? Quel est ton meilleur souvenir ?

A vrai dire, chaque date est complètement différente. J’en retiens une particulièrement si je devais n’en choisir qu’une. C’était quand j’ai joué pour les 10 ans de la Jungle Juice. Ils avaient fait Sold Out. Il y avait un line up un peu fou et j’avais pu jouer dans le cadre d’un back to back to back to back avec l’ensemble de la famille Chwet et des artistes comme Bobby ou Zorel etc.. On a passé 2h de mix où ça à coulé de source même si on a tous notre style. Ce qui m’a le plus marqué c’est l’unité de cette famille Drum & Bass. Ça m’a ému. Quand le gâteau des 10 ans est arrivé, au moment où les DirtyPhonics allaient jouer, c’était un grand moment de folie et en même temps hyper émouvant. Quand tu vois tous ces gens réuni pour les 10 ans d’un gros événement, quand tu vois comment Olivier (boss de Chwet) en a chié pour en arriver là et qu’il était lui aussi ému, ça m’a beaucoup touché. Je me suis senti fier d’appartenir à cette famille. Je m’estime chanceux de faire partie de ça.

Et c’est là que ce conclue l’interview d’aujourd’hui. C’était un plaisir de discuter avec XtronX, si vous voulez en savoir encore plus sur lui et sur son actualité, allez le suivre sur ses réseaux sociaux : 

by Maksance ©RougeVis

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