LOADJAXX: OBJECTIF LUNE

Très heureux de continuer cette collaboration avec Drop Fire Record pour cette deuxième interview. Aujourd’hui nous recevons le jeune et très prometteur Loadjaxx! Très ancré Bass House il se tente aussi à d’autres styles suivant son inspiration du moment!

Loadjaxx pour ROUGE•VIS

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Loadjaxx est l’ambassadeur de Drop Fire Records depuis un peu moins d’un an maintenant. Avec tout juste le bac en poche il fait déjà vibrer le caisson de basse en live et déchaîne son public à chaque date. Il a su créer une identité musicale forte et vient aujourd’hui nous parler de lui et de son travail!

Qui est Loadjaxx?

Pour parler de moi, dans la musique, je marche beaucoup à l’objectif en fait. Quand j’en ai un, je fais absolument tout pour l’atteindre. En ce moment ça joue beaucoup sur les signatures de labels par exemple. Sinon je fais beaucoup de lives, je suis très communicatif avec le public et j’aime beaucoup l’échange que je peux avoir. Au niveau de l’univers de mes prods, je suis dans la Bass House à quoi j’ajoute mes touches perso que les gens arrivent à reconnaitre! 

A quel point c’est important pour toi de signer sur différents labels?

Il y a de plus en plus de festivals et de clubs, notamment français, qui invitent des guests DJ/Producteur en se basant sur les grosses signatures label. Rien que ça, pour la com’ des événements, ça jouera. Pour atteindre un plus large public j’ai signé cet été sur Gold Digger et on voit la différence entre un gros label bien implanté et un label un peu plus bancal. 

Tu parles de touches “perso” dans tes prods, que veux-tu dire exactement?

On peut reconnaître mes morceaux surtout à la manière dont j’utilise mes basses. Elles sont très très importantes que j’associe à un groove et une mélodie spécifique que j’intègre dans beaucoup de mes prods. J’utilise aussi des percussions dans une partie de mes morceaux, à chaque prod, pour rendre le tout reconnaissable. Après je ne sais pas trop mais j’ai déjà eu plusieurs retours sur ma “patte”.

D’où proviennent tes inspirations?

Des fois quand je bloque sur une track, quand je ne sais pas comment commencer un morceau, je vais écouter tous les derniers morceaux sortis sur des gros labels. J’écoute pas le morceau dans sa globalité mais plus ce qui le différencie du reste. Souvent ça m’inspire et l’identité que j’ai pu me bâtir peut potentiellement venir de là. Ensuite j’ai avec moi un synthé analogique avec lequel je peux faire des basses uniques (c’est une tuerie). En terme d’inspiration et pour ne te citer que les plus basiques je dirais Mosimann et MNNR. Je kiffe aussi beaucoup ce que fais Matroda, Tony Romera ou Kage. En parlant de Kage, il a une très très forte identité. 

En parlant de prod, comment expliques-tu le succès de ton morceau Occitane signé sur Gold Digger?

Simplement parce que c’est une mélodie “rentre-dedans”. Ce n’est pas fouillis, il y a une basse travaillée, un kick, un clap et boom boom. Ce morceau est typiquement fait pour faire vibrer le caisson de basse en festival. Si on cherche de l’artistique, ça ne sera pas dans ce morceau là. Pour le coup il y a moins ma patte dans cette track que dans d’autre morceaux que j’ai pu produire. Néanmoins je suis très content du résultat parce que je sais qu’il est très efficace quand je mix. Nick Stevanson l’avait passé sur Fun Radio et ça avait fait son effet. 

Quel serait le morceau qui, à tes yeux, représente le plus l’essence de Loadjaxx?

Actuellement, la track qui est sortie sur le label The Boat House Don’t Give it up serait le morceau qui pour moi résumerait bien mon style artistique. Après j’ai environ 6 morceaux en préparation dans lesquels mon identité s’y retrouve plus ou moins et j’ai hâte que ça sorte, si ça sort un jour. Quand j’arrive à finir un morceau c’est généralement que dès la première idée ça m’a donné envie de le finir. On verra quand je serais content du résultat. Je travaille la plupart du temps à l’inspiration, ce qui veut dire que je ne projette pas de m’enfermer dans la Bass House et qu’il est tout à fait possible de me retrouver dans d’autres styles. 

Effectivement, tu t’es déjà essayé à cet exercice en sortant le son I know why qui s’inscrit dans une démarche beaucoup plus pop. Est-ce que tu le joues en live?

Si on m’invite pour mix en tant que LoadJaxx je vais envoyer du lourd et je vais éviter de passer des morceaux comme I know why sauf peut être en closing en mode émotion, tout le monde pleure, tout le monde est content. Je vais toujours essayer de me rapprocher du public. Par exemple en ce moment, les grosses tendances c’est tout ce qui est Con Calma pour twerker sur la piste de danse. Je vais prendre ces morceaux là et les reformuler à la ma sauce tout en gardant le style Moombahton. 

Plus globalement, qu’est-ce que les labels sur lesquels tu as signé t’ont apporté jusqu’à maintenant?

De la diversité dans mon public. Les labels m’ont beaucoup aidé à m’exporter. Les labels aident aussi beaucoup à pouvoir faire des mix et des lives. C’est pas forcément mon cas parce que la plupart de mes dates se sont faites grâce à des concours. Le reste du temps ce sont des connaissances ou des gens qui kiffent ce que je fais et qui veulent me faire venir.

Depuis Novembre 2018 tu es la figure de proue du label Drop Fire Records avec qui ROUGE•VIS collabore. Comment s’est passée ta rencontre avec le label?

C’est un peu un rêve qui s’est réalisé. Ça faisait un an que je composais et que je m’entrainais dans ma chambre quand des potes à moi ont signé une release chez Drop Fire. J’étais en extase devant leur signature et leur travail. Ensuite Matt de Drop Fire m’a contacté après avoir vu une story dans laquelle figurait un morceau à moi. Il voulait que je le signe chez eux. Du coup, j’ai envoyé le morceau mais ils ne l’ont pas aimé dans son ensemble. Au final j’ai signé, après plusieurs échanges, Crown Girls, mon premier morceau solo sur Drop Fire. Plus le temps passait et mieux je m’entendais avec eux. Ça a ensuite enchaîné sur une autre release, Daims et ils m’ont proposé de devenir leur ambassadeur. C’est un peu comme un rêve d’enfant parce qu’au début je rêvais de signer chez eux, et maintenant je suis leur ambassadeur. On m’associe très très souvent au label, c’est une quête accomplie à 200%.

A quel point cette rencontre a été importante pour toi?

Ils m’ont offert ma première signature. Ils n’hésitent pas à afficher que je suis dans leur équipe. Ils m’ont invité sur leur premier festival l’année dernière ainsi que sur la deuxième édition qui n’a malheureusement pas pu se faire à cause de plusieurs complications. J’ai été le premier artiste analysé dans leur série de vidéo New Flames. Ils m’ont apporté une crédibilité sur la scène électro. J’ai même des artistes qui me demandent des conseils pour pouvoir signer chez DFR. Ils sont aussi toujours présent pour me donner des conseils ou tout simplement pour donner leur avis. Lucas spécifiquement m’aide beaucoup surtout au niveau de l’organisation. Il y a beaucoup d’aide entre nous. 

Comment as-tu réagit à l’annonce du Summer Mountain Festival organisé par Drop Fire et comment as-tu vécu la première édition?

Je savais qu’ils étaient capable de monter un festival alors quand ils me l’ont annoncé je n’étais presque pas surpris. J’étais extrêmement content d’y participer. Toute la promo qui a été faite autour de l’événement était digne d’un gros festival. Sur le lieu, c’était fou. Il y avait à la fois l’ambiance familiale autour d’un petit bar et l’ambiance d’un gros festival le soir une fois la nuit tombée. Et v’là que ça tapait des têtes sur les barrières toute la soirée, l’ambiance était dingue. C’est clairement l’une des dates que j’ai préféré faire l’année dernière. J’espère qu’une autre édition sera prévue.

Comment prépares-tu tes sets?

Malheureusement je ne suis pas encore résident en club. Je n’ai pas ce réflexe d’aller chercher toutes les semaines les nouveautés qui passent à la radio pour les passer en boite. A chaque fois que j’ai un set de prévu je commence par faire cette démarche deux semaines à l’avance, je vais chercher ce qui marche en ce moment, les gros banger, et j’en fais une “bouillie” à ma sauce. J’oriente très souvent mon set vers la Bass House évidement. J’essaie de prévoir un maximum en amont. Je vais aussi regarder quel genre d’événement c’est et quel sera le public pour m’adapter. Je ne fais rien au hasard sans m’empêcher d’improviser de temps en temps. 

Pour conclure, qu’est-ce que LAGORA? Est-ce un projet futur?

C’est Drop Fire qui m’y a fait entrer on va dire. LAGORA c’est un collectif. On est une petite dizaine de producteurs français tous bass house et on voulait faire un crew comme on peut avoir avec BBK. On a un projet de premier EP mais ça avance très très doucement, je fais tout mon possible pour faire avancer les choses mais c’est compliqué. Pour l’instant il n’y a rien d’officiel. Tout comme mes projets futurs, je reprend petit à petit mais rien de prévu. 

Un grand merci à Loadjaxx de nous avoir accordé de son temps, on se retrouve très bientôt pour une autre interview! En attendant vous pouvez retrouver toutes les interviews en collaboration avec Drop Fire Records ici. Pour aller voir le travail de Loadjaxx c’est par là:

Maksance ©RougeVis