INAO: CHERCHEUR DE FREQUENCES

Aujourd’hui on reçoit INAO, un artiste qui a collaboré et qui collabore encore avec le label Tessitures Records! Son genre est large mais sa technique est unique! Si vous ne le connaissez pas déjà, il serait temps de s’y intéresser!

Inao pour ROUGE•VIS

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Il fait de la Drum&Bass, il fait aussi parti d’un label qui s’est associé à Rouge Vis, nous sommes très heureux d’accueillir aujourd’hui INAO! Talentueux et explorateur de nouveaux sons, INAO est un artiste qui a plusieurs cordes à son arc ! Commençons sans plus attendre cette interview!

Qui est INAO?

J’écoutais beaucoup de Drum&Bass il y a longtemps, c’est toujours le cas d’ailleurs, mais j’écoutais beaucoup NOISIA. Ils ont créé un concept, ils ont pris le mot Vision, ils l’ont retourné, ça a donné NOISIA. En plus de leur musique c’est ce double sens que j’adorais. INAO c’est pareil. Tu le prends, tu le retournes en enlevant la barre du A ça te donne Ovni (en majuscules évidemment). Ovni dans la Bass Music ça se tient. Je fais des sons un peu déjantés, futuristes.

Depuis combien de temps fais-tu de la musique? Comment t’es tu retrouvé à en faire?

J’ai commencé par fréquenter des raves avec des potes que j’ai par la suite perdu de vue. Un jour je suis aller chez un de ces gars là et j’ai entendu un son, du NOISIA évidemment, et ça m’a marqué! Je ne comprenais pas grand chose. Pour moi ça allait trop vite, je n’arrivais pas à déchiffrer la mécanique du son. Je me suis senti happé par le truc. Ce gars là m’a ouvert les portes de la production musicale on va dire. A ce moment là, mon rêve c’était de pouvoir faire pareil. Je voulais essayer la musique sur ordinateur, tâter les fréquences haha! Depuis ça doit faire 7 ans que je fais du son.

Aujourd’hui mon rêve serait de mixer en soirée en présence de Noisia. Inao

Si tu devais résumer ton style en 3 mots lesquels choisirais-tu?

Laisse moi réfléchir… Je dirais une musique énergique, colorée et futuriste/design, quelque chose dans l’air du temps! Énergique parce que c’est de la Drum&Bass, tu ne peux pas rester à écouter sans bouger. Il y a forcément une partie de ton corps qui va suivre le rythme. Colorée parce que j’aime beaucoup rajouter des petites notes qui vont faire ressortir des émotions positives en général, même si certaines de mes intros sont parfois tristes. Il y a pas mal de contraste au final et c’est ça que j’aime. Et “dans l’air du temps” parce que je trouve qu’on est à une époque où l’évolution technologique fait des pas de géant. Je trouve que la Drum&Bass et la Neurofunk sont des genres très techniques. Quand je fais de la musique je me sens un peu comme un chercheur de nouvelles fréquences! Il y a un peu ce côté pionnier dans ces genres là.

D’où vient ce logo?

Niveau visuel, mon logo n’est pas très à jour! Je l’ai fait sur InDesign en faisant deux trois traits et j’en suis très content! Par contre pour les artworks c’est souvent des amis qui sont dessinateurs qui me donne un coup de main ou qui me font des petits trucs. Pour revenir au logo j’adore le A qui vient un peu cassé ce grand O pour faire comprendre le côté perçant de la Drum. C’est quelque chose qui t’attaque! Pour reprendre ce que j’ai dit un peu avant sur mon nom, le est A est important parce que c’est le pivot qui permet la double lecture.

Ubiquity est le son le plus écouté de ton SoundCloud sorti sur le label Tessitures Record. Peux-tu nous raconter son histoire?

Il n’y a pas vraiment eu de travail linéaire, du début vers la fin. J’ai d’abord commencé à travailler sur le drop. J’ai voulu y donner un côté assez rock et un peu émotionnel avec la touche neuro qui est indissociable de ce son. J’ai travaillé dessus pendant au moins deux mois. Je pense que ce morceau reflète pas mal mes émotions à ce moment là. Au delà de ça, j’ai aussi voulu que cette track représente un grand éventail de la Drum&Bass. Il y a une intro assez mainstream avec pas mal d’émotions qui va plaire. Le drop lui même, je pense le catégoriser “neuro”. La seconde partie du drop est plus deep en gardant toutes ces sonorités crunchy de la neuro. Dans la 3e phase, avant l’outro et que le son redescende j’ai voulu faire un truc un peu jungle avec des gros sub qui roulent. Je voulais que les gens qui aiment la deep mais pas la neuro puissent s’y retrouver un petit peu dans ce son. Pareil pour ceux qui préfèrent les roller, les gros sub mais pas une rythmique neurofunk. Pour la deuxième grande partie du son je me suis dit que j’allais retourner aux sources en faisant ce que j’aime vraiment, c’est très “neuro” pour le coup. Je me suis vraiment donné à fond sur la composition! Ce n’est peut être pas le morceau le plus qualitatif mais c’est celui sur lequel je me suis le plus buté.

Comment s’est passé ta collaboration avec Bobby sur le titre Cake is Good?

On s’est rencontré grâce à la musique. Lui aussi est de Paris donc ça facilite pas mal les choses pour se rencontrer. C’est vraiment pas mal d’avoir dans son entourage des gens qui font aussi du son. On s’est bien trouvé au final, on produit à peu près le même genre de son. Il fallait qu’on fasse quelque chose en commun. On a eu l’occasion de se voir 3 4 fois, jusqu’au moment où l’on a fait ce son. C’est pas un morceau très abouti mais il y a pas mal d’idées qui nous trottaient dans la tête à ce moment là. Je n’avais pas trop envie de sortir du style de Bobby donc c’est vrai que c’est peut être un son qui lui ressemble.

Plutôt collaboration ou solo?

Ce qu’on préfère n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux! J’aime bien faire des collabs si tenté qu’une fois la collab terminée je puisse me dire “ça je n’aurais pas pu le faire tout seul”. Le son le plus populaire de mon SoundCloud n’est pas une collab par exemple! Sur une collaboration le plus important c’est la mise en commun des skills de chacun pour arriver à faire quelque chose de fabuleux! Je suis plutôt solo mais les collaborations amènent souvent à des choses vraiment cool.

Quelle a été ton expérience chez Tessitures Records?

Tessitures c’est pour moi une grand famille avec pas mal d’artistes. J’ai remarqué que les gens dans ce label sont assez chaleureux! Ce n’est pas un label lucratif, c’est surtout une histoire de passion. C’est un sacré projet et beaucoup de temps investi. Il y avait un concours sur ce label auquel j’ai participé. On était pas mal de participants et j’ai envoyé un son sur lequel je travaillais depuis quelques mois. A l’époque on était deux à travailler sur INAO mais ça n’a pas duré. Du coup on a gagné et on a eu droit à un release! L’expérience a été plus que positive! Tessitures est vraiment un label très professionnel. D’ailleurs il y a peine 3 mois j’ai release le son Mutation chez eux!

Qu’en est-il des autre labels? (Darkbass et Genome)

DarkBass c’est le premier label qui a fait un release d’un de mes sons. Ils sont super gentils et professionnels. Ils essaient de dénicher sur internet des jeunes talents en manque de visibilité. Quand on n’est pas très connu, ce genre de label est très important pour avoir un peu de trafic. En plus c’est toujours bien d’avoir quelqu’un qui nous lead un peu. Si on est pas un peu dirigé on peut avoir tendance à laisser des sons de côté, à se décourager vite. C’est très bien de s’associer à un label. Pour ce qui est de Genome, c’est un label entre Bruxelles et Barcelone. Il a la prétention d’avoir fait grandir des artistes comme L33, Joe Ford ou encore Heamy qui sont assez connu maintenant. Ils ont le soutien de beaucoup de gros artistes comme NOISIA par exemple. C’est facile pour eux de relayer les sons. Un jour j’ai reçu un message de leur part me disant qu’ils voulaient que je leur envois un de mes sons. J’ai mis du temps pour faire quelque chose de satisfaisant. Une fois le son fini, je l’ai envoyé et il est sorti dans une compil. Parmis tous les sons de la compil certain ont été sélectionné pour sortir sur Edm.com, une page qui a beaucoup d’influence. Mon son a été sélectionné. D’ailleurs ce son s’appelle Antipode et il est resté dans le top 2 de leur 50 top track ce qui m’a pas mal aidé! Le son a eu beaucoup de succès!

Parle-nous de ton dernier single sorti chez Tessitures Record, Mutation!

Mutation est un single que j’ai sorti en novembre dernier. C’est un son qui est pour moi très abouti, autant du côté mixage que du côté mastering et composition. Je pense que c’est mon préféré. C’est pas un son que tu fais en une semaine, j’ai travaillé dessus pendant 1-2 mois. J’avais vraiment hâte qu’il sorte. C’est un son qui pour moi a un bon hook, une bonne partie mélodique et qui est je pense le plus dancefloor de tous les sons que j’ai produit jusqu’à maintenant. Les prochains sons ne seront pas forcément les même mais auront la même structure et la même technique de production!

Cette interview aura mis du temps à voir le jour mais elle est enfin là! J’espère qu’elle vous aura plu, pour plus d’infos sur INAO, rejoignez-le sur ces réseaux sociaux:

Maksance ©RougeVis