DROP FIRE RECORDS: LABEL DE PASSIONNÉS

On accueille aujourd’hui un label que vous allez voir passer régulièrement sur ROUGE•VIS dans les prochain mois. Je veux bien évidement parler de notre récente collaboration avec Drop Fire Records, un label français indépendant!

Drop Fire Records pour ROUGE•VIS

Découvrez Drop Fire Records ici


Lucas V. , homme de l’ombre du label Drop Fire, a accepté de venir nous parler aujourd’hui du label qu’il a co-fonder. Drop Fire est un label très Bass House, Chill House mais qui s’ouvre de plus en plus à de nouveaux styles! Je n’en dis pas plus, vous allez bien voir!

Comment est né Drop Fire Records?

Mathis connu sous l’alias Matt Crisis et moi même sommes à l’initiative du projet. On a créé le projet en mai 2014 “officiellement” parce qu’on a eu une année à blanc. On ne savait pas trop si on allait s’en servir pour nous ou si on allait s’en servir pour mettre en avant d’autres artistes. L’année 2014 a été une grosse année de battement. Drop Fire a vraiment commencé à exister en 2015. Au tout départ on s’amusait, Mathis et moi, à faire de la musique sur ordinateur. On était persuadé d’être des David Guetta ou des DJ Snake alors qu’en réalité on était très limité dans les productions qu’on faisait. Ce n’était pas incroyable. Vu qu’on était potes on s’est dit qu’on allait créer quelque chose, qui n’est pas un duo, mais une entité qui rassemblerait nos morceaux pour avoir un seul canal de communication. Suite à ça, on a très vite compris qu’il y avait des personnes bien meilleures que nous et c’est là qu’on s’est dit qu’il fallait ouvrir cette entité à d’autres artistes. C’est de là que tout le projet a démarré. 

Comment le label a-t-il évolué?

C’était la grande époque de Spinnin Records et on voulait juste essayer de faire pareil. On n’avait pas vraiment cette idée de label parce qu’on était assez jeunes. On n’avait pas encore cet esprit professionnel. A la base on a simplement créé une page Facebook. En 2015, j’ai totalement arrêté de faire de la prod pour me focaliser sur Drop Fire. Je préférais passer du temps à aider des artistes talentueux plutôt qu’à me focaliser sur de la prod parce que je savais que je ne serais jamais à leur niveau. Du coup, on a commencé par chercher des artistes sur SoundCloud pour les faire figurer sur notre page. Au fur et à mesure ça a évolué et de connaissances en connaissances on a commencé à travailler avec d’autre personnes. Par exemple pour le graphiste, je le voyais dessiner dans ses cahiers en cours de maths. Je lui ai demandé s’il était intéressé à l’idée de rejoindre le projet. Ça s’est passé comme ça pour à peu près tout le monde. 

Qu’en est-il du label aujourd’hui? Comment s’organise-t-il?

Depuis on s’est structuré aux yeux de l’Etat. On est une association Loi 1901 pour pouvoir être subventionné et créer des événements. On a de l’argent qui sort et de l’argent qui rentre donc il nous fallait un statut. Pour la structure on a Mathis alias Matt Crisis qui représente l’association. C’est lui la véritable voix du label. Il n’a jamais arrêté la prod et ça lui a permis de se faire une place sur la scène électro. On a ensuite Simon notre graphiste qui nous fait tous nos visuels. Eddy et Vincent à la vidéo et Kenny qui est un peu notre journaliste. Il est producer et DJ de profession et produit les épisodes New Flames pour le label. C’est lui qui est à l’origine de ce format avec Vincent. Enfin moi, je suis un peu le couteau suisse de Drop Fire. J’ai des notions en tout et j’aide le plus possible. Par exemple quand ils partent en vacances je continue leur travail si je le peux pour diminuer leur charge de travail. Evidemment je ne fais pas que ça, la majeur partie du temps je m’occupe de la communication sur les réseaux sociaux ainsi que le côté administratif (Label Manager). Je gère les planning, je dialogue avec les distributeurs pour les sorties sur les plateformes de streaming etc.. Ça me passionne de travailler dans les coulisses, je n’ai jamais eu envie de me montrer.

Quel est le processus de sélection pour sortir un son sur Drop Fire?

Aujourd’hui c’est assez simple, on a créé un formulaire de démo parce que l’on reçoit beaucoup de demandes. On ne peut malheureusement pas répondre à tout le monde donc le formulaire est là comme un outil pour nous aider à choisir ce qui correspond bien au label. On ne veut surtout pas être blessant avec des artistes qui commencent en leur disant que l’on ne travaillera pas avec eux, d’où l’idée du formulaire. Avant on répondait à absolument tous les mails que ça nous plaise ou non et ça prenait beaucoup de temps. C’est aussi très dur de dire à quelqu’un que son travail n’est pas ce que l’on recherche. Une fois les morceaux reçus, je les écoute tous et si j’en trouve un avec du potentiel je l’envois au reste de l’équipe. Si j’ai des bons retours on prend la décision de release ou non le son. Parfois ce processus peut être très long. Après, il est évident que pour des artistes avec lesquels on a déjà travaillé c’est plus simple et on discute directement avec eux. Pour les critères musicaux, on est assez large. De base le label est très Bass House, Chill House avec une partie Trap mais on essaie de se diversifier un maximum parce que de plus en plus de styles nous plaisent. Notre but n’est pas de faire quelque chose de très très précis mais de partager au plus grand nombre ce qui nous plait tout en essayant de mettre en avant des artistes qui le méritent. On n’a pas d’idée arrêtée dans ce qu’on release mais on fait tout de même attention à garder une ligne “éditoriale” on va dire, plus du 70/30, 70% de Bass House, Deep House et 30% de morceaux très divers. 

Avez-vous déjà créé ou participé à des événements?

Oui, le premier événement qu’on a fait en temps que Drop Fire était la fermeture du BootCamp sur le domaine de Charance. On a appelé ça le Summer Closing BootCamp. C’était une “soirée” qui débutait à 14h pour se finir à 21h. L’idée était de faire venir des artistes de notre label et de la région pour garder cette attache avec les locaux. Asjockers, AIDEN et Matt Crisis étaient en tête d’affiche. Cet événement a fait venir entre 50-80 personnes alors que personnellement je voyais ça plus grand. Je m’attendais à 150-200 personnes au moins. C’était un peu décevant. En fait j’étais surtout déçu de ne pas avoir pu rassembler plus de personnes parce qu’on était très content de ce qu’on avait fait. Au final, avec du recul c’était vraiment pas mal pour un début sachant qu’on avait eu qu’une seule semaine pour préparer l’événement, communication incluse. Un an plus tard, en avril 2018, Mathis me propose de faire un festival. Même si notre premier événement n’avait pas été une grande réussite on a tout de même décidé de monter le Summer Mountain Festival première édition. On ne savait pas du tout ce que ça allait rendre. On a bossé de Mai à Juillet pour monter le projet. Le festival se faisait sur deux villes et deux soirées différentes. On est arrivé à faire venir Shad, Asjockers, Loadjaxx, Nick Stevanson, Matt Crisis, et plusieurs DJ locaux. Pour ce deuxième événement, on avait mis nos exigences très très basses. Au final, on a fait un millier de personnes sur la première soirée. On a malheureusement dû annuler la deuxième date à cause de la météo. Pour nous ça semblait irréel. C’était vraiment un rêve, c’était fou. Le festival avait dépassé toutes nos espérances. On a donc attaqué la prod pour la 2e édition en avril dernier. On voulait monter un truc de dingue mais coup du sort il n’a jamais vu le jour pour des raisons assez farfelus. On était très déçu. L’édition 2019 devait être vraiment folle. On pense évidemment à retenter notre chance l’an prochain mais il faut aussi prendre en compte que nos vies évolues, je suis par exemple passer d’étudiant à salarié. On veut aussi garder une véritable accroche avec là où le concept est né ce qui ne facilite pas la tâche puisqu’on ne vit plus sur place. Ce n’est pas pour autant qu’on ne se donne pas la peine. 

Avez-vous des projets qui arrivent?

Est-ce qu’on a de gros projets en préparation? Peut-être, peut-être pas, rien n’est sûr. On a évidement l’idée de faire une autre édition du Summer Mountain Festival. Voir les gens en vrai était magique. Sinon le prochain gros projet c’est une collaboration avec Feuille Vierge le label de Soxx (ndlr: la mixtape vient tout juste de sortir 14.09, foncez la voir). Ça a demandé pas mal de travail à tout le monde. On va aussi continuer le textile après la rentrée et continuer la catégorie collector que l’on a commencé récemment. On va essayer de sortir à chaque fois de nouveaux visuels qui seront en édition limité. On a aussi le partenariat avec vous, ROUGE•VIS qui va être quelque chose de kiffant je l’espère! On va aussi essayer de continuer le format New Flames et peut être essayer de relancer un podcast style Drop Fire radio. Je parle évidement à long terme. 

Merci infiniment à Lucas V. pour avoir passer du temps à répondre à nos questions. On a hâte de travailler sur de nouvelles interviews avec Drop Fire! Retrouvez tous leurs réseaux via les liens ci-dessous:

Maksance ©RougeVis